Comprendre la Grande Guerre — 01

Les origines et la montée vers la guerre

Comment l'Europe bascule-t-elle dans la Première Guerre mondiale au cours de l'été 1914 ?

La Première Guerre mondiale ne naît pas d'un événement unique. L'attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, constitue le déclencheur immédiat de la crise, mais il intervient dans une Europe déjà traversée par plusieurs décennies de rivalités politiques, nationales, militaires, économiques et impériales.[1]

Pour comprendre l'entrée en guerre de l'été 1914, il faut donc distinguer les facteurs de long terme qui structurent les relations internationales européennes des décisions prises au cours de la crise de juillet 1914.[2]

Article rédigé par Guillaume BERTIN
Chercheur indépendant en histoire et responsable scientifique du Mémorial 14-18 du Maine-et-Loire

La guerre de 1914 n'est ni le produit d'une cause unique, ni le résultat d'un mécanisme entièrement automatique.

Elle s'inscrit dans un contexte européen marqué par les rivalités entre grandes puissances, les nationalismes, les systèmes d'alliances, les tensions impériales, les crises balkaniques et l'augmentation des capacités militaires.[3]

Ces facteurs contribuent à fragiliser l'équilibre européen sans rendre pour autant la guerre générale inévitable en 1914. C'est la crise déclenchée par l'attentat de Sarajevo, puis la succession des décisions prises entre la fin juin et le début août, qui transforme une crise austro-serbe en conflit européen.[4]

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Une Europe dominée par les rivalités des grandes puissances

Au début du XXe siècle, l'Europe occupe une position centrale dans les relations internationales. Le continent rassemble plusieurs des principales puissances industrielles, financières, militaires et coloniales du monde.

Cette puissance ne signifie pourtant pas stabilité. Les relations internationales sont marquées par des rivalités territoriales, stratégiques, économiques et impériales. Les crises internationales de la période montrent régulièrement les difficultés rencontrées par les gouvernements pour préserver l'équilibre européen.[3]

L'unification allemande constitue notamment une rupture majeure. La proclamation de l'Empire allemand à Versailles, le 18 janvier 1871, consacre l'affirmation d'une nouvelle puissance au cœur du continent.[5]

La guerre franco-allemande de 1870-1871 entraîne également la cession à l'Allemagne de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine par le traité de Francfort du 10 mai 1871. La relation franco-allemande demeure ensuite marquée par cette rupture.[5]

Un point essentiel

Il est historiquement insuffisant d'expliquer la Première Guerre mondiale par une seule cause. Les recherches historiques distinguent les facteurs de long terme — rivalités internationales, nationalismes, impérialismes, systèmes d'alliances et militarisation — de la crise immédiate de l'été 1914.[1]

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La question franco-allemande après 1871

La guerre franco-allemande de 1870-1871 transforme profondément l'équilibre politique européen.

Le traité de Francfort du 10 mai 1871 impose à la France la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine ainsi qu'une importante indemnité de guerre.[5]

La question des territoires annexés demeure ensuite présente dans la vie politique et la mémoire françaises. Elle contribue à entretenir une relation particulièrement sensible entre les deux États.

Toutefois, la rivalité franco-allemande ne suffit pas à expliquer l'entrée en guerre de 1914. Au début du XXe siècle, l'Allemagne entretient également des rivalités avec d'autres grandes puissances, tandis que la France développe ses relations diplomatiques avec la Russie et le Royaume-Uni.[6]

Une rivalité parmi d'autres

La question franco-allemande constitue un élément important du contexte européen, mais elle doit être replacée dans un système international beaucoup plus large. La guerre de 1914 ne peut être réduite à une nouvelle guerre franco-allemande.

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Deux systèmes d'alliances face à face

À partir des dernières décennies du XIXe siècle, les principales puissances européennes construisent progressivement des relations diplomatiques et militaires destinées à renforcer leur sécurité et leur position internationale.

La Triple Alliance, ou Triplice, est constituée en 1882 autour de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie et de l'Italie. En face, les accords franco-russes, l'Entente cordiale franco-britannique de 1904 et l'accord anglo-russe de 1907 contribuent à former ce qui est couramment appelé la Triple Entente.[6]

La Triple Alliance

  • Empire allemand
  • Autriche-Hongrie
  • Italie

L'Italie appartient formellement à la Triple Alliance avant 1914. Elle reste cependant neutre au début du conflit et n'entre en guerre contre l'Autriche-Hongrie qu'en 1915, aux côtés de l'Entente.

La Triple Entente

  • France
  • Royaume-Uni
  • Empire russe

La Triple Entente ne correspond pas à un traité militaire unique comparable à la Triple Alliance. Elle résulte de plusieurs accords diplomatiques successifs qui rapprochent les trois puissances.

Il serait donc trompeur de présenter l'Europe de 1914 comme deux blocs entièrement rigides dont les membres seraient automatiquement obligés d'entrer en guerre dès qu'un partenaire serait attaqué.

En revanche, ces rapprochements diplomatiques ont une conséquence essentielle : lorsqu'une crise majeure éclate, les décisions prises par une puissance peuvent modifier immédiatement les calculs stratégiques des autres.

Pourquoi les alliances comptent-elles en 1914 ?

Elles contribuent à transformer une crise balkanique en crise européenne. Mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer le déclenchement de la guerre : les gouvernements conservent des marges de décision et prennent successivement des choix qui contribuent à l'escalade.

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Nationalismes, impérialismes et rivalités internationales

Les tensions européennes ne sont pas uniquement diplomatiques. Elles s'inscrivent également dans un contexte marqué par la montée des nationalismes et par la concurrence entre grandes puissances.

Dans plusieurs régions d'Europe, l'appartenance nationale devient un élément central de la vie politique. Cette question est particulièrement sensible dans les territoires où plusieurs peuples, langues et communautés vivent à l'intérieur des mêmes ensembles impériaux.

Dans les Balkans, le recul progressif de l'Empire ottoman favorise l'apparition ou le renforcement d'États nationaux et de revendications territoriales concurrentes.[7]

À cette dimension nationale s'ajoutent les rivalités impériales. Les grandes puissances européennes disposent alors de vastes empires coloniaux et cherchent à préserver leurs intérêts stratégiques, économiques et politiques.

Les crises marocaines de 1905-1906 et de 1911 illustrent notamment les tensions franco-allemandes dans le contexte des rivalités impériales et diplomatiques.

Une Europe sous tension

Les rivalités impériales ne constituent pas une cause directe et unique de la guerre de 1914. Elles participent cependant à la dégradation du climat diplomatique européen et renforcent la méfiance entre plusieurs grandes puissances.

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Les Balkans, un foyer majeur de tensions

À la veille de 1914, les Balkans constituent l'une des régions les plus instables du continent européen.[7]

L'affaiblissement progressif de l'Empire ottoman modifie profondément l'équilibre régional. Les États balkaniques développent leurs propres ambitions territoriales et nationales, tandis que les grandes puissances cherchent à préserver ou à accroître leur influence dans la région.

La Serbie cherche notamment à renforcer son influence auprès des populations slaves du Sud. Cette orientation entre en contradiction avec les intérêts de l'Autriche-Hongrie, qui occupe et administre la Bosnie-Herzégovine depuis 1878 avant de l'annexer officiellement en 1908.[7]

La Russie entretient quant à elle des liens politiques et culturels étroits avec plusieurs populations slaves des Balkans et cherche à maintenir son influence dans cette région stratégique.

Les guerres balkaniques de 1912 et 1913 aggravent encore les tensions régionales et modifient les rapports de force entre les États balkaniques.[7]

Pourquoi les Balkans sont-ils si importants ?

Parce que les intérêts de plusieurs États s'y superposent : ambitions nationales de la Serbie, intérêts de l'Autriche-Hongrie, rôle de la Russie et recul de l'influence ottomane. Une crise régionale peut donc rapidement prendre une dimension européenne.

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La course aux armements et la préparation des États

Au début du XXe siècle, les grandes puissances européennes consacrent des ressources importantes au développement de leurs capacités militaires.

L'augmentation des effectifs, la modernisation de l'artillerie, l'évolution des plans militaires et le développement des forces navales témoignent d'une préparation croissante à l'hypothèse d'un conflit majeur.

La rivalité navale entre le Royaume-Uni et l'Allemagne constitue notamment un élément important des tensions internationales.

En France, la loi du 7 août 1913 rétablit à trois ans la durée du service militaire actif. Cette décision intervient dans un contexte européen de renforcement des capacités militaires.[8]

Cette militarisation ne signifie toutefois pas que la guerre soit mécaniquement programmée. Les États préparent leurs forces en fonction des menaces qu'ils perçoivent et des scénarios envisagés par leurs états-majors.

Militarisation ne signifie pas guerre automatique

L'augmentation des armements constitue un élément du contexte stratégique, mais elle ne permet pas à elle seule d'expliquer pourquoi la guerre éclate précisément en 1914. La décision de passer de la crise diplomatique à la guerre appartient aux gouvernements et intervient dans un contexte précis.

Quelques repères avant 1914

1870-1871

Guerre franco-allemande et proclamation de l'Empire allemand. Le traité de Francfort du 10 mai 1871 entraîne notamment la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine.

1878

Congrès de Berlin et nouvelle organisation des rapports de force dans les Balkans.

1882

Formation de la Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie.

1894

Alliance franco-russe.

1904

Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni.

1907

Accord anglo-russe. Les relations entre la France, le Royaume-Uni et la Russie structurent progressivement la Triple Entente.

1908

Annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche-Hongrie.

1912-1913

Guerres balkaniques et aggravation des tensions dans le sud-est de l'Europe.

7 août 1913

En France, la loi porte à trois ans la durée du service militaire actif.[8]

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Sarajevo : le déclencheur de la crise

Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, se trouve à Sarajevo avec son épouse, la duchesse de Hohenberg.

Les deux sont assassinés par Gavrilo Princip, un jeune nationaliste bosno-serbe.[9]

L'attentat constitue le déclencheur immédiat de la crise internationale. Il ne provoque cependant pas instantanément une guerre générale : une crise diplomatique s'ouvre au cours des semaines suivantes.[2]

L'Autriche-Hongrie considère l'attentat comme une menace majeure et décide de faire pression sur la Serbie. L'Allemagne apporte alors son soutien politique à son alliée austro-hongroise.

Déclencheur et causes profondes

L'attentat de Sarajevo est le déclencheur de la crise de 1914. Il ne constitue pas, à lui seul, l'explication de la Première Guerre mondiale.

Le contexte européen préalable explique pourquoi cet attentat produit des conséquences internationales aussi importantes.

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La crise de juillet 1914

Après l'attentat, l'Autriche-Hongrie prépare une réponse politique destinée à mettre la Serbie sous forte pression.

Le 23 juillet 1914, Vienne adresse à Belgrade un ultimatum comportant des exigences particulièrement lourdes.[2]

La Serbie accepte la grande majorité des demandes dans sa réponse, mais refuse notamment certaines dispositions qu'elle considère incompatibles avec sa souveraineté.[2]

Le 28 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. La crise entre alors dans une nouvelle phase.[4]

La Russie décide de soutenir la Serbie et engage progressivement son processus de mobilisation. L'Allemagne demande à la Russie d'arrêter sa mobilisation.

Les décisions militaires et diplomatiques s'enchaînent alors très rapidement et transforment une crise austro-serbe en crise européenne.

Un basculement progressif

Le point essentiel de la crise de juillet est sa rapidité. Entre l'attentat du 28 juin et les premières déclarations de guerre du début août, les gouvernements européens prennent une série de décisions successives qui réduisent progressivement les possibilités de règlement diplomatique.

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De la crise austro-serbe à la guerre européenne

Le passage de la crise balkanique à la guerre générale s'effectue en quelques jours. La chronologie des décisions prises entre le 28 juillet et le 4 août permet de comprendre cet élargissement.[4]

L'engrenage de l'été 1914

28 juin

Assassinat de François-Ferdinand et de son épouse à Sarajevo.

23 juillet

L'Autriche-Hongrie adresse son ultimatum à la Serbie.

28 juillet

L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

30 juillet

La Russie décrète la mobilisation générale.

1er août

L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.

2 août

La France décrète la mobilisation générale.

3 août

L'Allemagne déclare la guerre à la France.

4 août

Le Royaume-Uni entre en guerre contre l'Allemagne après l'invasion allemande de la Belgique.

Le passage des troupes allemandes par la Belgique constitue un élément décisif dans l'entrée en guerre britannique. La violation de la neutralité belge est au cœur de la décision britannique du 4 août.[4]

En quelques jours, le conflit initial entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie devient donc une guerre impliquant les principales puissances européennes.

Une crise devenue européenne

L'extension du conflit ne résulte pas d'une seule décision. Elle est le produit d'une succession de mobilisations, d'ultimatums et de déclarations de guerre qui modifient progressivement l'échelle du conflit.

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Comprendre l'entrée en guerre

L'été 1914 doit être compris comme le résultat d'une combinaison de facteurs de long terme et de décisions prises pendant une crise diplomatique extrêmement rapide.

Les tensions franco-allemandes, les rivalités entre grandes puissances, les systèmes d'alliances, les nationalismes, les rivalités impériales, les tensions balkaniques et la militarisation de l'Europe constituent le contexte dans lequel intervient la crise.[3]

Mais ces facteurs n'impliquaient pas mécaniquement qu'une guerre générale éclaterait précisément en 1914.

C'est la succession des décisions prises entre le 28 juin et le début du mois d'août qui transforme progressivement une crise austro-serbe en conflit européen.[2]

Ce qu'il faut retenir

1. La Première Guerre mondiale possède des origines profondes qui précèdent largement l'année 1914.

2. Les rivalités entre grandes puissances contribuent à fragiliser l'équilibre européen.

3. Les systèmes d'alliances favorisent l'élargissement d'une crise initialement localisée dans les Balkans, sans constituer pour autant un mécanisme automatique de guerre.

4. Les Balkans constituent un espace particulièrement instable où se rencontrent revendications nationales et intérêts des grandes puissances.

5. L'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914 constitue le déclencheur immédiat de la crise.

6. L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet.

7. Entre le 1er et le 4 août, les déclarations de guerre de l'Allemagne puis l'entrée en guerre du Royaume-Uni transforment la crise en guerre européenne.

En 1914, l'Europe n'entre donc pas en guerre simplement parce que deux camps militaires seraient mécaniquement opposés.

Elle bascule dans la guerre au terme d'une longue période de tensions, puis d'une crise diplomatique extrêmement rapide au cours de laquelle les gouvernements prennent des décisions qui élargissent progressivement le conflit.

Comprendre les origines de la Grande Guerre, c'est donc suivre le passage progressif d'une Europe sous tension à une Europe en guerre.

Sources et références

Sources institutionnelles et patrimoniales

  1. Bibliothèque nationale de France, Été 14. Les derniers jours de l'ancien monde, sous la direction de Frédéric Manfrin et Laurent Veyssière. Dossier consacré au déclenchement de la crise de 1914.
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  2. Bibliothèque nationale de France — Catalogue général, notice RAMEAU « Crise de l'été 1914 ». La notice récapitule notamment l'attentat de Sarajevo, l'ultimatum du 23 juillet, la déclaration de guerre austro-hongroise du 28 juillet et l'engrenage diplomatique qui suit.
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  3. Lumni / Institut national de l'audiovisuel, « Les Balkans, théâtre du déclenchement de la Première Guerre mondiale ». La ressource rappelle la diversité des facteurs expliquant le déclenchement du conflit et replace la crise de 1914 dans le contexte des alliances européennes.
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  4. Ministère des Armées — Chemins de mémoire, chronologie de la Première Guerre mondiale. La ressource donne notamment les principales dates de l'entrée en guerre : 28 juin, 28 juillet, 1er août, 3 août et 4 août 1914.
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  5. Ministère des Armées — Chemins de mémoire, « Comprendre la guerre de 1870 ». La chronologie rappelle la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 et le traité de Francfort du 10 mai 1871.
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  6. Bibliothèque nationale de France, notice RAMEAU « Politique et gouvernement — Europe — 1871-1918 ». La notice identifie notamment comme sujets associés l'alliance franco-russe, la Triple Alliance, la Triple Entente et la crise de l'été 1914.
    Consulter la notice
  7. Lumni / Institut national de l'audiovisuel, « Les Balkans, théâtre du déclenchement de la Première Guerre mondiale ». Ressource consacrée à l'évolution des Balkans, au recul de l'Empire ottoman et aux tensions qui conduisent à la crise de 1914.
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  8. Ministère des Armées — Chemins de mémoire, « L'armée française en 1914 ». La chronologie indique notamment que la loi du 7 août 1913 porte à trois ans la durée du service militaire actif.
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  9. Lumni, « L'attentat de Sarajevo ». Ressource consacrée à l'assassinat de François-Ferdinand et à l'engrenage diplomatique de l'été 1914.
    Consulter la ressource

Références historiographiques

  • Pierre Renouvin, Les origines immédiates de la Guerre : 28 juin - 4 août 1914, Paris, A. Costes, 1925.
  • Christopher Clark, Les Somnambules : Été 1914, comment l'Europe a marché vers la guerre, Paris, Flammarion, 2013.
  • Jean-Jacques Becker, 1914 : Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques.
  • Annika Mombauer, The Origins of the First World War, Cambridge University Press.

Sources diplomatiques

  • Ministère français des Affaires étrangères, Commission de publication des documents relatifs aux origines de la guerre de 1914, Documents diplomatiques français, 1871-1914, collection publiée en plusieurs séries et volumes.
    Consulter la notice bibliographique BnF
Note méthodologique : cet article distingue les facteurs de long terme du déclenchement immédiat de la crise de 1914. Les références institutionnelles, patrimoniales et bibliographiques sont utilisées pour documenter les principales étapes de l'analyse. Les liens proposés permettent au lecteur de poursuivre la vérification et l'approfondissement des informations présentées.

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